Introduction à LaTeX

Bonjour à tous,
Dans ce premier billet, je vais essayer de vous convaincre de la puissance de \LaTeX pour la rédaction d’à peu près n’importe quoi : rapports en tous genres, mémoires de stage ou de thèse, courriers et même présentations « genre PowerPoint » ou encore posters scientifiques.

Mais LaTeX, c’est quoi ?

\LaTeX (que l’on prononce habituellement « latek ») est un langage de composition de documents, généralement utilisé pour générer des fichiers pdf. Par opposition aux logiciels WYSIWYG (‘What You See Is What You Get’) où, lors de la composition, vous voyez le document tel que celui généré (par exemple Office, OpenOffice etc.), \LaTeX est WYSISYM (‘What You See Is What You Mean’), c’est à dire que vous ne vous souciez (a priori) pas de de la mise en page mais seulement du contenu. Vous ne faites que spécifier « je veux qu’une partie porte tel nom, contenant telle image ayant telle légende ».
Cette spécification se fait bien sûr dans un langage un peu moins formel dans un fichier texte tout simple. Cette source est ensuite compilée grâce au fameux compilateur \LaTeX qui se charge d’interpréter lesdites commandes pour vous créer le document, qui peut être au format dvi, ps ou pdf. C’est donc le compilateur qui se charge de toute la mise en page : retraits, césures, numérotations des pages, des différentes parties, des figures etc. La source peut être éditée avec n’importe quel éditeur texte (par exemple gedit sous Linux ou wordpad sous Windows). Pour la petite histoire, en français, c’est l’Imprimerie Nationale qui donne les règles typographiques.

 

Quel intérêt ?

M’est avis que le rendu est tout simplement incomparable de propreté. Il y a forcément un moment où vous avez insulté votre éditeur de document habituel parce que les marges n’étaient pas homogènes d’une page à l’autre, parce que le retrait sur une énumération était anarchique etc. Et c’est sans compter sur la lourdeur du fichier dès que votre document dépasse 20 pages. Les scientifiques l’apprécient aussi pour la rédaction des équations qui est simple et très très efficace.
De plus \LaTeX est libre et gratuit.

Un exemple peut-être ?

Moui, on va commencer doucement : un ‘article’. Le mieux est de voir tout de suite à quoi ça ressemble :

Le contenu scientifique est, vous le verrez, assez sommaire mais ça recense les principales commandes latex à connaître et à comprendre.

On est content avec la source, mais on fait comment pour compiler ?

Il vous faut donc installer le fameux compilateur \LaTeX. Sous linux (pour les non debian, je vous laisse le soin d’adapter), il suffit d’un petit :

apt-get install texlive texlive-lang-french texlive-latex-extra

Vous pouvez aussi faire le bourin et installer texlive-full, mais il vaut mieux alors ne pas être pressé…

Sous Windows, il vous faudra installer MiKTeX tandis que les Apple boys & girls installeront MacTex.

Donc pour l’instant, on a juste un compilateur. Il est conseillé, surtout quand on commence, d’utiliser un éditeur \LaTeX, qui offrira des raccourcis appréciables vers les commandes de base. Sous Linux, les deux principaux sont TeXMaker et Kile (environnement KDE, donc lourd sous gnome), mais j’affectionne beaucoup le greffon latex pour gedit. Pour les autres OS, je ne connais que TeXMaker, qui est très bien.

C’est parti !

Maintenant que vous avez tout, vous pouvez commencer par compiler le fichier que j’ai donné en exemple. Pour obtenir un fichier pdf, il faut, comme son nom l’indique, utiliser le compilateur PdfLatex. Ainsi, en compilant ‘exemple1.tex’, vous obtiendrait un fichier ‘exemple1.pdf’ dans le même répertoire (si vous avez bien pensé à mettre le fichier geranium.jpg dans ce même dossier, sinon le compilateur vous dira qu’il ne trouve pas ce fichier et arrêtera la compilation).
Autant vous prévenir, lors de la compilation, plusieurs fichiers seront créés (.aux, .log, .out, .toc et bien sûr le .pdf) donc il vaut mieux éviter de mettre la source en vrac dans le dossier Mes Documents par exemple.

Quelques commentaires

Toutes les commandes s’écrivent de la forme \commande,  avec éventuellement des arguments entre crochets et entre accolades. Les commentaires (qui ne seront donc pas compilés) sont indiqués par % en début de ligne.
La première commande est la définition de la classe. La classe indique la liste des règles typographiques, il en existe une multitude (article, book, report, letter, poster etc.). Là je vous laisse le soin de découvrir celles qui vous seront utiles.
La suite consiste à définir les ‘packages’ que \LaTeX doit appeler lors de la compilation. Ces packages peuvent définir de nouvelles commandes, mais aussi fonctionner de façon transparente. Chacun des packages utilisés dans ma source est je crois suffisamment commenté.
Le sectionnement se fait à l’aide des commandes \section \subsection etc. Suivant la classe, il peut y avoir d’autres sectionnements supplémentaires (par exemple en classe ‘report’, vous disposez de \part et \chapter).

Un article complet sur les figures est disponible ici.

Avec ce fichier de base, vous devriez vous en sortir pour démarrer. Au fur et à mesure de votre expérience et de votre exigence, vous rajouterez pas mal de packages et de commandes dans le préambule. Je vous encourage donc à les commenter à chaque fois pour pouvoir utiliser par la suite une source de base, même plusieurs mois plus tard.

Bonne compilation !

Liens externes

Je ne vais pas réinventer la poudre, donc je vais faire confiance aux (très nombreux) sites existants à propos de \LaTeX. Entre autres :

Comme dit plus haut, \LaTeX ne sert pas qu’à rédiger des documents papier, il peut aussi vous être utile à faire des présentations ou des posters, mais nous verrons cela un peu plus tard :)

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